Bibliothèque Diderot de Lyon

Trésors de la bibliothèque

Livre numérisé du mois de novembre 2021(A la une)

À la découverte des Trésors de la bibliothèque

Depuis plusieurs années, grâce notamment aux financements octroyés par l’ABES, la bibliothèque catalogue les collections anciennes en éducation, dont elle a hérité, qu’elle enrichit et pour lesquelles elle a obtenu le label national CollEx Education (collections d’excellence en éducation). Elle les catalogue dans deux outils nationaux, le Sudoc et Calames (catalogue des manuscrits et archives de l’enseignement supérieur) afin qu’elles soient visibles pour le plus grand nombre.

Chaque mois, tant que durera le signalement, un livre de ces collections sera mis en valeur par une numérisation (à l’exception bien sûr des livres déjà numérisés par d’autres bibliothèques).

Ces ouvrages numérisés de la bibliothèque rejoindront notre collection numérique.
 
Cinquante septième trésor (novembre 2021) :

Pour ce mois de novembre, un beau livre de vocabulaire bilingue latin-allemand, classé par thèmes, destiné à des débutants, imprimé par Nikolaus Lamparter à Bâle en 1513. On remarque la police et la mise en page soignées, les jeux sur les caractères, ainsi que les deux belles gravures sur bois, l’une représentant les symboles des évangélistes entourant le Christ enfant, l’autre, à la fin, deux fanions contenant la crosse de la ville de Bâle et la marque de l’imprimeur surmontés d’un basilique.

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Cinquante sixième trésor (octobre 2021) :

En ce début d’année universitaire, voici un bel ouvrage relié en parchemin qui renferme La Méthode des fluxions, court traité d’abord écrit par Newton en latin ; il fut traduit en anglais en 1736 par John Colson, puis traduit et publié en français par Buffon en 1740 ; celui-ci en signe également la préface. L’ouvrage reflète l’état de l’analyse vers 1670 en Angleterre.

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Cinquante cinquième trésor (septembre 2021) :

Première édition, datée de 1678, d’un ouvrage de Philippe Sylvestre Dufour, pharmacien et érudit lyonnais, L’instruction morale d’un père à son fils qui part pour un long voyage (le fils en question partait en effet s’installer à Alep pour y faire du commerce). Il s’agit de recommandations classiques, à la fois religieuses et morales, pour faire de ce jeune homme un homme honnête et juste. L’ouvrage connut un certain succès et fut traduit en plusieurs langues. Il se termine par cent maximes sur les vertus et les défauts.

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Cinquante quatrième trésor (été 2021) :
 

En ces temps estivaux, suivons les pas de Virgile pour appréhender la flore et la faune des jardins. Identifier les plantes évoquées dans l’œuvre du poète, repérer les insectes nuisibles, voici ce que se propose de faire le médecin Jean-Jacques Paulet dans cet ouvrage édité en 1824 et illustré de belles planches en couleur.

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Cinquante troisième trésor (juin 2021) :
 

Nouveau Livre d’Ecriture D’apres les plus belles Pieces de ROSSIGNOL Pour l’Instruction de la Jeunesse et la Satisfaction des Curieux. Gravé par Aubin. SE VEND A PARIS Chez la Veuve de Pierre Fessard Passage de S.t Germain l’Auxerrois vis-a-vis le vieux Louvre. Sans date. In-folio. [10] planches (dont le titre et 1 pl. de Le Parmentier), plus 1 pl. d’une autre impression, montée au dos de la pl. [4].
En contrepoint du 52e trésor, illustrant la vogue durable des modèles calligraphiques de Louis Rossignol, voici le début de ce riche filon éditorial. Peu après la mort du maître paraissent les premiers florilèges — et déjà courent des soupçons de supercherie : c’est bien son style, de grandes planches verticales avec des exemples de textes en diverses écritures accompagnés d’alphabets et de « traits de plume » ou entrelacs virtuoses à sa manière, mais il a tant de disciples et d’imitateurs… Le doute est soulevé par son plus important élève, Charles Paillasson (en 1767) : « Rossignol n’a jamais fait graver. Ce n’est qu’après sa mort qu’il a paru deux livres sous son nom [et bien d’autres ensuite !], dont aucun n’a été, à ce que je crois, exécuté sur ses pièces. Le premier [1741], gravé par Le Parmentier, ne vaut absolument rien. Le second [1744] est meilleur et est parfaitement gravé par Aubin », c’est-à-dire Hyacinthe Aubin, graveur en lettres réputé — dont le fils Michel Aubin a ensuite gravé en 1760 les modèles de Paillasson lui-même pour l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert. Ces deux livres sous le nom de Rossignol ont été constamment réimprimés pendant plus de soixante ans. De celui gravé par Aubin, la bibliothèque Diderot conserve à la fois le seul exemplaire connu du 2e état (vers 1752), chez la veuve Fessard, déjà éditrice du livre de Le Parmentier, et un curieux avatar : l’unique spécimen d’un recueil publié sous le même titre par Basset sous le Premier Empire, entièrement différent (de format inférieur), et où plus rien, en réalité, n’appartient ni à la plume de Rossignol ni au burin d’Aubin. La présence inattendue, dans le présent exemplaire, d’une planche du livre de Le Parmentier illustrant la taille de la plume — redondante avec celle gravée par Aubin sur le même sujet — montre qu’un client de la veuve Fessard pouvait sans doute piocher dans son fonds pour se faire un exemplaire sur mesure.
Marc Smith, Professeur de paléographie, École nationale des chartes / EPHE - PSL
 

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Cinquante deuxième trésor (mai 2021) :
 

Louis ROSSIGNOL, [Pierre PECQUET et al.]. Traité d’Écriture de Rossignol. À Paris chez Jean, Rue St Jean de Beauvais N° 32. Molé sculpsit. Sans date. In-4° oblong. 13 planches dont le titre, chiffrées 1-13.
Louis Rossignol, 1694-1739, fils d’un aveugle de l’hôpital des Quinze-Vingts, est le maître écrivain le plus admiré du XVIIIe siècle, encore considéré au siècle suivant comme le « Raphaël de l’écriture », mais il ne publia rien de son vivant. On lui doit surtout la mise au point d’une nouvelle écriture cursive, la « coulée », qui s’ajoutait à la « ronde » et à la « bâtarde » plus formelles, et qui devint bientôt la plus usuelle. Dès sa mort prématurée, on s’arracha ses exemples manuscrits et on commença à graver des recueils calligraphiques sous son nom, mais de qualité inégale, et dont le contenu ne lui appartient pas toujours.
Ce Traité d’Écriture, dont la bibliothèque Diderot conserve l’unique exemplaire connu, est typique de la vogue durable de Rossignol et de l’exploitation commerciale de son nom, souvent peu scrupuleuse. Pierre Jean, un des plus grands marchands parisiens d’estampes (et particulièrement de modèles d’écriture) durant la Révolution et l’Empire, fait graver par Louis Molé, à une date inconnue entre 1792 et 1803, ce petit recueil de treize planches, destiné aux débutants, en ronde, bâtarde et coulée, dont une partie au moins est due à d’autres que l’auteur prétendu : le style de la ronde aux planches 4 et 5 indique même le recyclage de modèles remontant plutôt aux années 1670. Quant aux deux alphabets de ronde et de coulée (pl. 2 et 11), ils sont signés Pecquet : sans doute Pierre Pecquet, reçu maître écrivain en 1755 et mort après 1784.

Marc Smith, Professeur de paléographie, École nationale des chartes / EPHE - PSL
 

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Cinquante et unième trésor (avril 2021) :
 

Gabriel Laurent, né à Saint-Dizier le 25 janvier 1746, arrivé à Paris vers 1763, y devient maître ès arts puis se passionne pour l’art de la plume et est reçu dans la communauté des maîtres écrivains jurés le 14 octobre 1771. Peu après il y fait imprimer un petit livre de Lettres sur l’art d’écrire, à l’imitation d’un titre semblable publié en 1760 par son confrère Louis Vallain. Contrairement à la majorité de livres d’écriture alors formés de brillantes planches de calligraphie gravées d’après des maîtres célèbres, c’est une dissertation théorique et pratique illustrée de deux modestes planches de modèles, mais on y trouve des précisions techniques inhabituelles. Laurent présente les trois types fondamentaux de l’écriture française : la ronde (d’origine gothique), base traditionnelle de l’apprentissage formel et technique, la bâtarde (dérivée de l’italique), qu’il considère comme la plus utile, et la coulée (cursive mêlant les formes des deux autres), la plus habituelle mais dont il critique la difficulté de lecture. L’ouvrage a peut-être eu un modeste succès, puisqu’une édition « considérablement augmentée » (de 68 à 82 pages) paraît trois ans plus tard, mais les exemplaires des deux éditions sont aujourd’hui très rares.
On perd la trace de Laurent à la Révolution (1793), ce qui est peut-être un indice de sa position politique ; il reparaît à Paris au lendemain de la chute de l’Empire, officiant comme expert en écritures auprès de la préfecture de la Seine. Et dès 1816 il reprend son ouvrage dans une forme destinée spécialement « aux jeunes maîtres des écoles primaires du royaume », en particulier à ceux des campagnes qui peuvent se contenter d’une instruction plus rudimentaire. Pour ces Principes de l’écriture, il raccourcit le texte (43 p.) et le remanie en mettant la bâtarde au premier plan, ronde et coulée étant reléguées à la fin. Les deux nouvelles planches sont fournies par deux graveurs en lettres réputés, Claude-Louis Boblet, dit Beaublé fils, et Pierre Picquet. Mais l’ouvrage appartient déjà au passé : Laurent ne dit pratiquement pas un mot de la nouvelle cursive qui depuis quinze ans s’est progressivement imposée en Europe, l’écriture anglaise, préférant défendre la tradition française dans laquelle il a été formé — ironiquement, la signature de Picquet au pied de la première planche est ici la seule trace de l’anglaise. Il n’est donc pas surprenant que cette édition,  imprimée quelques années seulement avant la mort de l’auteur (survenue en 1822 ou peu après), semble avoir eu un succès plus limité encore : on n’en connaît que deux exemplaires, dont celui de la bibliothèque Diderot est le seul jusqu’ici repéré en France.

Marc Smith, Professeur de paléographie, École nationale des chartes / EPHE - PSL
 

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Cinquantième trésor (mars 2021) :


Un classique du XIXe, pour ce mois de mars, sur la mythologie grecque et romaine, ses héros et ses dieux. La première partie est ornée de fines gravures représentant les principaux dieux en pied et dans des scénettes ou œuvres d’art célèbres. Christian Tobias Damm (1699-1778) était un philologue, directeur d’un grand établissement scolaire de Berlin. D’abord écrit en allemand, l’ouvrage fut traduit en latin par Charles Ferdinand Nagel ; l’édition ici reproduite date de 1794.

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Quarantième neuvième trésor (février 2021) :


Pour ce mois de février, une édition en latin du XVIe siècle des Eléments d’Euclide, grand classique de la géométrie durant toute l’époque moderne. De belles lettrines ponctuent l’ouvrage ; une présentation soignée permet de placer les schémas démonstratifs et illustratifs en regard du texte ; des annotations à l’encre parsèment l’ouvrage et permettent de repérer les livres les plus étudiés. Euclide fut un des auteurs les plus publiés à l’époque classique.

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Quarantième huitième trésor (janvier 2021) :


Pour ouvrir l’année, un résumé en français par Guillaume Budé lui-même de son difficile traité en latin De asse et partibus ejus paru en 1515 et qui fut un succès. L’epitome propose une version sans les démonstrations philologiques, et met à la portée du lecteur curieux les principaux thèmes de l’ouvrage principal : les monnaies antiques, les budgets, les systèmes de mesure ainsi qu’une réflexion sur le thème du luxe. L’ouvrage est un vrai petit manuel, au sens étymologique ; il a été joliment relié au XIXe siècle.

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Quarantième septième trésor (décembre 2020) :


De l’officine de Robert Estienne, ce bel ouvrage bilingue en grec et en latin publié en 1540. On remarquera les polices très soignées, la mise en page impeccable, ainsi que la marque à l’olivier avec la branche taillée. Robert Estienne est imprimeur du roi depuis l’année précédente pour le latin et l’hébreu, comme l’indique d’ailleurs le colophon.

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Quarantième sixième trésor (novembre 2020) :


Ce recueil factice concerne des œuvres de Johannes de Sacro Bosco. Il regroupe 3 oeuvres : Le Traité de la sphère commenté par Elie Vinet -ce traité médiéval d’astronomie, abondamment copié puis édité, fut un véritable manuel d’initiation à l’astronomie, encore utilisé au XVIIe siècle-. La deuxième pièce est un autre commentaire de cette œuvre ; la troisième œuvre est le livre sur le comput, qui calcule la différence entre les calendriers julien et grégorien. L’ensemble est édité à Paris chez Guillaume Cavellat. 

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Quarantième cinquième trésor (octobre 2020) :


Pour ce mois d’octobre, une utopie communautaire, proposée en 1777 par Joseph-Alexandre-Victor D’Hupay, concepteur également de plusieurs projets pédagogiques. En s’appuyant sur des remarques écrites par différents auteurs, en analysant des utopies mises en place dans le monde, D’Hupay propose les conditions pour monter une communauté heureuse, libre, sans souci. Repas, constructions, divertissements, éducation libre, tout est censé concourir à l’épanouissement de ses habitants. La BDL possède l’édition originale, relativement rare. 

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Quarantième quatrième trésor (septembre 2020) :


Pour septembre, un magnifique cahier d’éloges manuscrit du professeur Auguste Lemoyne, professeur itinérant de sténographie. Pour plus de précisions, un article sur le blog Interfaces de la bibliothèque : https://bibulyon.hypotheses.org/4049

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Quarantième troisième trésor (été 2020) :


 

Pour la période estivale, un très beau manuscrit d’arithmétique, magnifiquement calligraphié et quasi enluminé ; il a été réalisé en 1776 à Auriol par un certain Louis Gouiran, élève du frère Jean-Baptiste Féraud.

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Quarante deuxième trésor (mars 2020) :

 

Pour mars, une compilation de géographie à l’usage de la jeunesse, dont la lecture doit s’accompagner d’un globe terrestre. Plus complet qu’un abrégé avec ses listes de noms et moins ennuyeux qu’un traité en plusieurs volumes, c’est ainsi que l’auteur a conçu son ouvrage… Cette Méthode est accompagnée de nombreuses cartes dépliantes et consiste surtout en géographie descriptive (moeurs, histoire des pays, poids et mesures, gouvernement…).

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Quarante et unième trésor (février 2020) :

 

Un cahier d’élève du XIXème contenant des exercices de version et de thème latins et grecs pour ce mois de février.

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Quarantième trésor (janvier 2020) :

 

Sous une forme théâtrale et autour du thème des quatre saisons, une méthode ludique et charmante pour apprendre en famille : les quatre éléments, la botanique, la fabrication de la laine, la confection du miel par les abeilles, mais aussi des leçons de morale et de savoir-vivre, les migrations des oiseaux, la fusion des métaux… Seule condition, il faut qu’il y ait au moins quatre enfants, un par saison !

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